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TROUPE MEDIEVALE XIVE-XVE SIECLE
 
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 Vocabulaire médiéval .

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MessageSujet: Vocabulaire médiéval .   Jeu 8 Mar - 14:57

Lettre A


ADOUBEMENT

Nom donné à la cérémonie qui transforme un écuyer en chevalier. Rituel laïque à ses débuts, l'adoubement prend très rapidement un caractère religieux de plus en plus marqué.


AIDE

Service dû par le vassal envers son seigneur. L'aide comprend des obligations militaires et financières.


ALLEU

Toute terre affranchie de redevance ou d'obligation. Par extension, le mot peut se rapporter à d'autres biens immobiliers (maisons et domaines).



AMARANTE

Couleur rouge vineux.
Bois acajou de cayenne.


AMIGAUT

Fente aux encolures des vêtements


ANTHROPO-ZOOMORPHISME

Représentations enluminées ou sculptées de créatures imaginaires moitié homme, moitié bête.


APANAGE

Terre attribuée par le roi à ses fils cadets afin de les dédommager de ne pouvoir prétendre à la couronne, réservé au fils aîné.


APPAREILLAGE

Technique de taille et d'agencement des matériaux (pierre et bois).


ARCHÉTYPE

Manuscrit qui a servi de modèle à d'autres manuscrits.


ARMOIRIES

Emblème caractéristique des familles seigneuriales.


ARTS LIBÉRAUX

Les sept disciplines dans lesquelles se décline l'enseignment classique du Moyen Âge et qui se répartissent en deux ensembles: le trivium (grammaire, rhétorique et dialectique) et le quadrivium (arithmétique, géométrie, astronomie et musique).


ASSOLEMENT

Alternance de plusieurs cultures sur un même terrain agricole afin de préserver la fertilité du sol.


AUBE

Longue tumique à manches, attribué au costume liturgique.


AUMÔNE

Dons faits à l'Église en échange d'une conciliation avec les forces divines. Toutes les classes sociales du Moyen Âge sont concernées par l'aumône. Du petit lopin de terre du paysan jusqu'au domaine entier d'un puissant désireux d'apaiser sa terreur vis-à-vis d'une mort prochaine, l'aumône est à la base de la constitution des premiers trésors de l'Église, au sein même de laquelle elle deviendra rapidement un sujet de controverse.


La lettre B au prochain Numéro lol!
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Yddraiggoch



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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Ven 7 Déc - 12:00

Partie 1

* ADOUBEMENT : Cérémonie dont le caractère religieux s'est accru au XIe siècle, au XIIIe siècle, par laquelle un homme est fait ordonné (terme des XIIe et XIIIe siècles) chevalier.
* ALLEU : A partir du VIIIe siècle, ce terme désigne les terres dont le statut est le plus proche de la pleine propriété. Les droits de ceux qui les possèdent ne sont en effet pas limités par un pouvoir supérieur. Mais ils peuvent être limités par le droit d'usage de ceux qui sont chasés sur l'alleu. L'alleu n'existe pas en Angleterre où la terre appartient au roi ; il n'y a que des tenures.
* AMORTISSEMENT : Lorsqu'un fief est donné ou vendu à l'église, il devient une propriété de mainmorte qui ne changera plus jamais de propriétaire. Le seigneur y perd (plus de relief, et souvent plus de services) aussi exige-t-il pour autoriser la transaction une forte somme, qui est l'amortissement du fief.
* AVEU : Après l'investiture du fief, le vassal avoue son fief pour qu'il n'y ait pas contestation.
* BAN : En vertu de ce droit, le maître ordonne, contraint, punit, le ban a des applications militaires, mais surtout juridiques et économiques. Principalement exercé par la puissance publique à l'époque carolingienne, le ban se morcelle et se répand au XIe siècle, d'où rencontre avec les pouvoirs des maîtres des domaines ruraux.
* BÉNÉFICE : Concession de terre présentée comme un bienfait du donateur. La propriété reste au donateur. Le bénéfice peut prendre la forme de la précaire. Le bénéfice est souvent la conséquence des liens d'homme à homme. L'hérédité des bénéfices s'est répandue avec la décadence carolingienne et a été consacrée par le capitulaire de Quierzy en 877. Ce terme appartient surtout à la période carolingienne et mérovingienne, mais on l'utilise en Allemagne jusqu'au XIIIe siècle à la place du mot fief.
* BROGNE : Sorte de combinaison de cuir et d'étoffe, sur laquelle on cousait des anneaux et des plaques de fer... peu à peu remplacée par le haubert.
* CAPITANEI : Grands féodaux de l'Italie du Nord. Pour les affaiblir l'Empereur Conrad II, dans son édit de 1037, proclama l' hérédité des fiefs de leurs vassaux (les vavassores).
* CENSIVE : Type de tenure - le paiement d'une redevance (cens) est exigé ; c'est le type de la tenure paysanne.
* CHASEMENT : Le seigneur doit entretenir ses hommes. Une solution est de les caser ou chaser, c'est-à-dire de les établir sur une terre des revenus de laquelle ils vivront (on peut de la même façon caser les paysans).
* CHATEAU : Forteresse, formée d'une motte de terre souvent artificielle sur laquelle est édifiée une tour en bois, que l'on entoure d'une palissade (IX-Xe siècles). Avec les invasions, les châteaux deviennent les seuls garants de la sécurité et de l'ordre public. Et c'est à leur niveau que va s'exercer le pouvoir public (militaire et judiciaire). Les bâtiments en pierre se répandent à partir du XIe siècle.
* CHEVALIER : Terme qui désigne un homme qui a été adoubé. Le chevalier (milles) est d'autre part le combattant à cheval revêtu de l'armure. Il y a en outre des ordres de chevalerie ; mais cependant à notre période, ce sont des ordres religieux (ordre des Templiers, Hospitaliers et chevaliers Teutoniques).
* COLÉE (ou paumée) : Il s'agit d'un coup très fort donné sur la nuque de l'adoubé par l'adoubeur au cours de la cérémonie. Pour sa signification : épreuve de force ? Mode de fixation du souvenir ? Contact charnel entre l'adoubeur et l'adoubé qui fait passer les qualités du premier au second ?
* COMMISE : Confiscation définitive du fief (voir saisine).
* COMPAGNIE VASSALIQUE : Ce terme désigne le groupe d'hommes libres qui accomplissent un service militaire sous les ordres du châtelain. Ils sont en effet presque toujours les vassaux de ce dernier.
* DÉNOMBREMENT : Suit l'investiture du fief, et complète l'aveu : pour éviter les contestations, on dénombre tous les éléments que comporte le fief. C'est un signe manifeste de la prépondérance grandissante de l'élément réel (le fief) .
* DESAVEU : Lors de la rupture de l'engagement vassalique, le vassal doit rendre son fief s'il en a un. Pour ce faire, il désavoue son fief, cela rompt, ipso-facto, le contrat vassalique en Allemagne (élément réel dominant). En France, il faut souvent une cérémonie particulière pour rompre le contrat vassalique.
* DÉTROIT : Vient de districtus, territoir sur lequel s'exerce le contrôle d'un château (aussi pautée).
* FÉODALITÉ : Mot forgé au début du XVIIIe siècle pour désigner le caractère juridique ou les charges du fief, éléments les plus vivants à l'époque du vieux régime médiéval (d'après Boutruche). Mais l'élément le plus spécifique de ce régime n'est pas le fief, type de tenure militaire dont il existe des équivalents dans d'autres civilisations, mais la vassalité contrairement à ce que paraît indiquer le mot féodalité. D'autre part on peut entendre le mot dans un sens précis ; il désigne alors un système d'institutions, créant et régissant des obligations d'obéissance et de service, principalement militaires de la part d'un homme libre dit seigneur à l'égard du vassal, l'obligation d'entretien ayant le plus souvent pour effet la concession par le seigneur au vassal d'un bien dit fief (ganshof). Mais ce sens précis n'est pas suffisant ; aussi peut-on désigner par ce mot féodalité, non seulement le système des institutions féodo­vassaliques, mais encore les structures sociales correspondantes.
* FIDÉLITÉ : Le contrat vassalique comprend l'hommage et la fidélité. Il s'agit d'un serment religieux de fidélité qui a deux rôles : accentuer le caractère de liberté de l'engagement, donner une valeur religieuse à l'ensemble du contrat.
* FIEF : L'élément réel par opposition à l'élément personnel, c'est-à-dire la vassalité - le fief permet l'entretien du vassal. Il peut prendre la forme d'une somme d'argent (fief de bourse), d'une rente (fief de rente) ou, le plus souvent, d'une terre. Un lien tend à s'établir entre le fief et un service, considéré comme honorable (différence avec le bénéfice, pas de lien avec le service, avec la cencive les redevances dues n'ont pas de caractère honorable avec l'alleu qui n'est tenue de personne). Le lien entre le fief et le service se fait de plus en plus net du XIe au XIIIe siècle (importance croissante de l'élément réel). L' effacement progressif de l'élément personnel se marque aussi dans le fait que le fief va dès la fin du XIe siècle, tendre à devenir héréditaire et aliénable ; il perd ainsi beaucoup de son originalité par rapport aux autres terres.
* HAUBERT : Cotte de mailles très longue qui remplace la brogne à la fin de l'époque carolingienne - portée par les chevaliers.
* HEAUME : Casque du chevalier.
* HOMMAGE : Elément du contrat vassalique avec la fidélité. Il comprend deux temps : une déclaration et l'immixtio manuum.
* HOMME : Terme employé comme synonyme de vassal.
* HONNEURS : Ce mot a des sens divers selon les pays. En Angleterre, il s'agit d'un considérable agrégat de fiefs, en France d'un grand fief, en Allemagne d'un fief service public. Ce point est significatif du caractère archaïque de la féodalité allemande, car on y voit le souvenir de l'honneur carolingien.
* IMMIXTIO MANUUM : Geste symbolique de l'hommage - le vassal joint les mains et le seigneur enferme les mains du vassal entre les deux siennes. Parfois complété par un baiser.
* IMMUNITÉ : Cette institution est surtout importante à l'époque carolingienne. Elle ferme le territoire en cause aux officiers royaux, l'exempte de leur intervention. Défense leur est faite d'y exercer un acte d'autorité. L'immunité ne libère pas les habitants de leurs devoirs envers l'état. Mais ce sont les immunistes qui par l'intermédiaire de leurs représentants laïques remplissent chez eux les tâches dévolues ailleurs aux agents royaux et bénéficient des avantages matériels attachés à leurs fonctions. La tâche essentielle est la justice. A l'époque féodale classique, l'immunité intéresse uniquement les établissements ecclésiastiques.
* INVESTITURE : Tradition du fief du seigneur au vassal, l'investiture comporte un rituel très important, comme l'hommage. Il peut s'agir d'un symbole d'action ou d'un symbole d'objet - l'investiture peut être complétée par l'aveu et le dénombrement.
* LIGESSE : L'exécution des services vassaliques a été rapidement contrariée par la pluralité des hommages. D'où l'idée de réserver un hommage plus efficace au seigneur principal qui doit être servi avant tous les autres. Ce seigneur est dit seigneur lige, auquel on a prêté l'hommage lige. En Angleterre la réserve joue automatiquement en faveur du roi, seul seigneur lige.
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Yddraiggoch



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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Ven 7 Déc - 12:01

Partie 2

* MAINMORTE : Terme employé pour la propriété ecclésiastique. Pour les serfs aussi, avec une signification différente.
* MINISTÉRIUM : Il s'agit en Allemagne d'une certaine catégorie de fiefs. Pour un ministérium on ne doit pas un service militaire, mais l'accomplissement d'une certaine fonction - comme l'on a pour cela besoin de techniciens, on fait appel à des serfs administrateurs de domaines, leur genre de vie étant le même que celui des vassaux militaires, ces ministeriales en viennent souvent à être faits chevaliers. D'où l'existence en Allemagne de la nombreuse catégorie des chevaliers-serfs, puissants appuis des grandes dynasties impériales.
* NOBLE : La noblesse est liée au sang. Différence très nette avec la chevalerie dont la qualité de noble semble réservée aux membres de l'aristocratie carolingienne d'origine (princes, comtes, châtelains). Mais au XIIIe siècle, une identification semble s'être faite entre noblesse et chevalerie.
* PRÉCAIRE : Type de tenure - le propriétaire d'une terre pour la concéder en précaire. Il garde la propriété imminente, le bénéficiaire de la concession se contentant de l'usufruit. Ce type de tenure est en général viager. Pour éviter les contestations le bénéficiaire verse au propriétaire un cens, très faible, qui a valeur recognitive.
* QUINT : Lorsque le vassal vend le fief reçu d'un seigneur, ce dernier qui a autorisé la transaction, touche la cinquième partie du prix de vente.
* QUINTAINE : Exercice qui fait partie de l'entraînement du chevalier ; on charge sur un mannequin qu'il faut atteindre en des points précis.
* RECOMMANDATION : Mot qui appartient surtout à la vassalité carolingienne on se recommande à un puissant, et l'on devient ainsi son vassal, son homme.
* RELIEF : Taxe perçue par le seigneur lorsque l'hérédité des fiefs s'étant établie, le fief change de main (succession)...
* REPRISE : Elle a lieu lorsque le propriétaire d'un alleu déguerpit, c'est-à-dire abandonne sa terre. La terre est alors reprise par un puissant seigneur qui redonne la terre en fief au précédent propriétaire qui doit des services, mais jouit de la protection du puissant.
* RÉSERVE : Réserve des services en faveur du seigneur lige.
* RETRAIT : Lorsque le vassal peut rendre le fief qu'il tient du seigneur il doit pratiquer le retrait du fief, c'est-à-dire racheter lui-même fief ou vassal.
* SAINTEURS : Cf. mondiales, paysans, qui se sont mis en dépendance d'une église, donc théoriquement du Saint Patron de cette église.
* SAISINE : Confiscation provisoire du fief par un seigneur, elle est plus fréquente que la commise.
* SAUVEMENT : ou potée, ou détroit.
* SAUVETE : Village neuf dans le Sud de la France, au XIe et XIIIe siècles ce sont très souvent des fondations ecclésiastiques. La fondation des sauvetés est liée à l'action de l'église dans le Midi, par la Paix de Dieu. Le terroir de la sauveté est délimité par des croix, et il est interdit de s'y battre.
* SEIGNEUR : Une des deux parties dans le contrat vassalique. Il s'agit de la partie hiérarchiquement supérieure. Le seigneur doit l'entretien et la protection au vassal. En latin senior Doninus. Ne pas employer le terme Suzerain forgé par les juristes après le XIIIe siècle.
* SEIGNEURIE : Le mot, en son sens strict, indique simplement une domination. Dans la réalité, il recouvre beaucoup d'éléments différents, ne serait-ce que parce que la seigneurie résulte de l'évolution de deux pouvoirs : d'une part, celui du maître des domaines de l'époque carolingienne sur ses paysans ; d'autre part le pouvoir d'origine publique, le bannum, qui à la faveur de la désagrégation de la royauté carolingienne a été exercé par de nombreux personnages (comtes, châtelains).
Classification :
1) La seigneurie foncière par laquelle le seigneur est le maître de la terre, à ce titre il perçoit les redevances en monnaie (cens) ou en nature (champart, tâche, terrage, agrière), et exige des corvées.
2) La seigneurie justicière qui peut être limitée à la basse justice (amendes) mais parfois comprend la haute justice.
3) La seigneurie dite banale. A ce titre le seigneur fixe les coutumes (taille), exerce les monopoles économiques (banalités), impose certaines corvées.
4) La seigneurie châtelaine avant tout militaire. En son nom, le seigneur peut imposer les corvées, et exercer plusieurs droits (droit de gîte par exemple). Seule la seigneurie châtelaine reste homogène ; pour les autres, même si les seigneurs banaux sont plus rares que les seigneurs fonciers, il y a un morcellement et un enchevêtrement très complexe.
* SERF : Le serf est celui sur lequel pèse une macule. C'est un non-libre. Mais une distinction fondée sur la liberté pouvait avoir de la vigueur à l'époque carolingienne où les personnes libres participaient aux institutions publiques. Il n'en est plus de même aux XIe et XIIIe siècles. D'où l'existence du nouveau servage qui regroupe les paysans dépendants aussi bien que les anciens serfs.
Il est alors impossible de limiter clairement le nombre des paysans soumis à ce nouveau servage (pas de redevances caractéristiques). Il semble cependant qu'il concerne une fraction considérable de la masse paysanne. Cependant, dans certaines régions, pas de servitude (Normandie, Forez, Picardie), dans d'autres la coupure homme libre - serf s'est conservée (France du Midi, Angleterre). De plus, le mouvement d'affranchissement (hôtes, franchises) limitant le nombre des paysans soumis au nouveau servage, celui-ci se fait plus lourd et plus strict.
* SOLE : Quartier d'un terroir assolé.
* STAGE : Stagium ou estagium, le service militaire du vassal ne s'exécute pas toujours sous la forme de la guerre lointaine. Il peut s'agir simplement d'une période plus ou moins longue que l'on vient passer au château, et qui est consacrée à l'entrainement en groupe.
* TAILLE : Redevance exigée par le seigneur, au nom de la seigneurie banale, théoriquement la taille est redoutée par les paysans car elle est arbitraire et considérée par eux comme dégradante. Aussi essaient-ils d'obtenir l'abonnement de la taille.
* TERRAGE : Ou tâche, ou champart, ou agrière. Redevance en nature : une partie de la récolte.
* VAINE PATURE : Droit collectif qui s'exerce sur la portion du terroir qui n'est pas cultivée et n'est pas enclose. La vaine pâture s'exerce surtout dans le cadre de l'assolement.
* VARENNES : Terres légères et siliceuses du centre de la France, qui ne permettent que la culture du seigle.
* VASSAL : L'autre partie contractante dans le contrat vassalique. Partie hiérarchiquement inférieure. Vassal vient du latin vassus, formé à partir du celtique gwas qui veut dire enfant et qui a pris vers le VIe siècle, le sens de jeune valet. On trouve aussi homme ou encore miles. Le vassal doit l'aide (auxilium) et le Conseil (consilium) à son seigneur.
* VAVASSEUR : Vassal du vassal. En Italie, vassaux des capitaux, bénéficiaires de l'hérédité des fiefs proclamée par l'Edit du Conrad II (1037). En Normandie, il existe une catégorie particulière de fiefs dits fiefs de vavasseurs, pour lesquels on doit un service inférieur à celui pour le fief de chevalier.
* VENAISON : Délit de chasse dans un parc.
* VERDIERS (ou gruiers) : Officiers chargés de vérifier que les paysans ne commettent pas le délit de vert.
* VERGNES (ou Vernay) : Microtoponymie ; il s'agit d'une terre défrichée autrefois marécageuse.
* VERT : Les paysans n'ont droit qu'au ramassage du bois mort. S'ils s'attaquent au bois vif, ils commettent le délit de vert.
* VILLAIN : En France, ce terme désigne les paysans d'une façon générale. En Angleterre, il désigne une catégorie des paysans, ceux qui sont souvent soumis aux plus lourdes redevances et aux corvées. On peut les considérer comme serfs.
* VILLENEUVE : Terme général, désignant les villages établis sur les terres défrichées (cf. bourg, bastide, albergement, sauveté...).

In Cahiers médiévaux, Club du Vieux Manoir, 1981
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Yddraiggoch



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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Ven 7 Déc - 12:39

Vocabulaire courant :

Acater : Acheter
Arder, Arser : brûler
Arroi : Ordre, équipage

Bachelerie : courage
Bailler : donner
Bouter : pousser hors
Brouet : soupe

Chevanche : Terre possédée
Choir : Tomber
Couard : peureux

Derechef : De nouveau

Epousailler : Epouser
Estremir : se battre (avec une épée)

Goddon : Ennemi..euh...Anglais
Goule : Geule
Guyse : Gu-ise

Hobereau : Petit noble
Hoir : Héritier

Meshaigner : Maltraiter
Mordrir : Tuer, assassiner
Moult : Beaucoup

Nasches : Fesses

Occire : Tuer
Oïr : Entendre

Pentacol : pendentif
Potron : Arrière train (mais en plus familier)

Solas : Plaisir, divertissement

Vasselage : courage

Quelques règles pour l'écriture :
- Pour les pluriels et accords : pas de règles fixent
- Pour l'orthographe : Pas fixé non plus, un même mot peut s'écrire différemment dans une même phrase.

N.B : Il s'agit ici d'une liste réalisée de manière simpliste. En effet, même si certains mots ont perduré pendant toute l'époque médiévale, certains, deux ou trois siècles après leur introduction dans la langue n'étaient déjà plus usités... Cette liste est là à titre informative et non scientifique.
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Yddraiggoch



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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Mer 12 Déc - 14:14

Vocabulaire courant suite :

alegrer : réjouir
amise : mauvaise action
ancesseurs : ancêtres
appertise : prouesse
attremper : ajuster
archonner : se plier comme un arc

bersail : cible en archerie
(berser : tirer des fleches

capiteux : obstiné
chaant : tomber
cautelle : ruse, sournoiserie
chaingles : murailles
chevestres : cordes
contrester : résister
convine : arrangement

(se) deffoucquer : se disperser
deporter : amuser
deraisnier : raconter
detri : délai

enditter : informer
enfelonné : irrité
enhider : épouvanter
ennorter : conseiller
ensonier : s'inquiéter
envaye : attaque
eschancher : estropier
esmanchier : rendre manchot
estoch : la race
estourmie : mêlée

fors : dehors
fraile : débile
fredain : scélérat
froie : tapage
fumeux : querelleur

gaille : plaisanterie
gauchir : esquiver

hardement : hardiesse
heller : crier
hoder : fatiguer
hu : vacarme

jangle : commérage
jouée : gifle

medesme : même
meschéance : mésaventure
meshuy : aujourd'hui
mestrier : se rendre maitre de quelque chose (château, ville, ...)
moleste : injure

nonne : midi

omniement : tous ensemble

parçon : proposition
poine : peine
posnée : arrogance

ramposner : défier par bravade
(se mettre à) recueillette : se mettre à l'abri
regracier : remercier
remirer : observer
rere : raser
restraindre( les plates) : habiller un homme d'arme de son armures
reze : voyage
ruin : mauvais, méchant

sagettes : fléches
seigneurier : dominer de manière hautaine
sorprendre : séduire
subvertir : bouleverser
surgillations : ecchymoses

tencon : querelle
traire : tirer à l'arc
trespasser : traverser, passer à travers
treu : carnage
tribouil : désordre
trofloie : raillerie

ussir : sortir

velourde : fagot de bois
verberacion : action de frapper
vicinité : proximité
vilain : homme de basse condition, paysan

wastel : gâteau
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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Mer 12 Déc - 14:33

merci Yddraiggoch pour ce beau travail ! santa
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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Mar 30 Mar - 19:05

en effet bonne culture...
et quelquin sait ce que voulait dire le mot Banlieu au môyen age?
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Parceval l'ancien



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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Mar 30 Mar - 20:55

Hé ! savez ce que signifie le mot : bordel ?
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Gravalon



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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Mer 31 Mar - 0:04

Tristan de l'isle adam a écrit:
en effet bonne culture...
et quelquin sait ce que voulait dire le mot Banlieu au môyen age?

c'est pas une histoire de mesures Question


Parceval l'ancien a écrit:
Hé ! savez ce que signifie le mot : bordel ?

t'as même pas répondu à la question d'avant, tricheur tongue

c'est une maison non Suspect

_________________
Tout à la fois et ma foy contre tous !
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Parceval l'ancien



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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Mer 31 Mar - 2:38

et bien Bordel signifie une maison à l'extérieur du village . Le terme de Borde est toujours utilisé en occitan pour signifier une ferme .
Mais alors le bordel pourquoi ?
declinaison d'une maison où ce passait des choses réprouvées par la morale et donc ces maisons closes etaient à l'extérieur de la communauté .
Voila comment d'un mot trés Français on en fait un cours du temps un vulgaire cheers
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MessageSujet: Re: Vocabulaire médiéval .   Mer 31 Mar - 11:07

C est normal, j.Pierre détourne toujours les questions pour ne pas répondre va voir sur les autres forums...

Banlieu vient du droit de banc qu avaient les seigneurs sur leurs serfs, si un paysan avait le malheur de comettre une faute, il était banni ( banc) a une lieue des terre de son seigneur ( donc plus en sécu et loin des siens) ce qui correspond a un jour a cheval.

Le terme banlieu vient de la...
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Vocabulaire médiéval .

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